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L’asile de tous les talents

Le 20 Mai prochain, la Société de musique contemporaine du Québec propose Une soirée à l’Asile, représentation imaginée par le compositeur Walter Boudreau qui s’est inspiré de la pièce de théâtre de Claude Gauvreau L’Asile de la pureté écrite en 1953.

A cette occasion, autour du pianiste Alain Lefèvre, d’autres artistes de renoms tels André Pappathomas, Lorraine Pintal et Matthieu Fortin lieront leurs talents à la narration de François Papineau pour nous hisser au diapason du Québec d’antan. André Pappathomas, directeur de l’Ensemble Mruta Mertsi, lève le voile sur la participation de l’ensemble à cette soirée.

Créé en 2003, Le « Prélude (Destin tragique) » sera interprété par les 16 voix de l’Ensemble Mruta Mertsi accompagnant la ligne mélodique de l’orgue sous une tonalité sonore de cloches et de plaques métalliques. André Pappathomas apporte une nouvelle écriture à la pièce en ajoutant dans le chant des mots issus de «Les trois suicides d’Ocgdavor Pithuliaz» . Initialement, ce texte est récité par Donatien Marcassilar, personnage de la pièce, suicidaire à la suite de la perte de sa bien-aimée, lors de son dernier effort poétique. Dès lors, le spectateur se retrouvera témoin d’une marche mortuaire interprétée par l’Ensemble Mruta Mertsi évoluant dans la salle comme des zombies pour gagner la scène avec des plaques métalliques à la main. Comme pour sonner le glas, ces personnages légendaires et inquiétant symbolisent le peuple québecois des années 40, dépourvus d’identité propre. Le contrôle de l’Église et de l’État étant prépondérant à cette époque, le Québec, sans voix, se retrouvait dans l’impossibilité de prendre position par manque de culture. Sans conscience, l’Homme est comme éteint. Ici, les voix du peuple viennent se marier au son de l’orgue et des cloches illustrant ainsi l’autorité chrétienne.

Plus tard, André Pappathomas se placera entre les mots de Francois Papineau dans un extrait de La charge de l’orignal épormyable, autre pièce de Claude Gauvreau. Le narrateur situé dans une baignoire-tombeau débite des phrases sur la musicalité des instruments inventés du compositeur. En jouant en contrepoint de la narration, le duo prend un caractère d’opposition et de complémentarité théâtrale. L’intonation et le phrasé changent en fonction de l’existence sonore comme si les deux artistes s’influençaient mutuellement.

Ainsi, lectures, chants et musique se mêleront pour faire ressortir l’essence même de la pièce de Claude Gauvreau, la création d’une proposition dramatique restant en continuité avec son écriture.

Article rédigé par dmartingraser

Une Soirée à l’asile – Mercredi 20 mai à la Salle Pierre-Mercure — Centre Pierre-Péladeau à 19h00.

Programme (5 parties)

1- Walter Boudreau et, «Prélude (Destin tragique…)», extrait de L’asile de la pureté (2003)

Choeur et bande: L’Ensemble Mruta Mertsi dirigé par André Pappathomas

Mise en scène: Lorraine Pintal 7″

2- Lecture d’extraits L’asile de la pureté et La charge de l’orignal épormyable de Claude Gauvreau 10″

François Papineau, narration – Instruments inventés: André Pappathomas

3- Walter Boudreau, «Valse de l’asile», mouvement extrait de L’asile de la pureté 6″

Alain Lefèvre et Matthieu Fortin, piano

4- Jean-Claude Labrecque et Jean-Pierre Masse, La nuit de la poésie 11’

Film documentaire, extrait de la participation de Claude Gauvreau

5- Walter Boudreau, La charge de l’orignal épormyable 22’

Deux pianos:  Alain Lefèvre et Matthieu Fortin

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Concours SMCQ Jeunesse, nous avons un heureux gagnant !

Bonjour à toutes et à tous !

Cette semaine, je vous parle du concours de piano SMCQ Jeunesse et des auditions qui ont eu lieu mardi dernier. Quatre participants se sont présentés, tous de jeunes étudiants en piano. Ils voulaient vivre l’expérience incroyable de rencontrer et de jouer pour Walter Boudreau, compositeur de la pièce la Valse de l’asilePhilippe Prud’Homme est l’heureux gagnant !

Je vous propose ici une entrevue avec trois des participants, prise sur le vif après leur passage devant le jury :

 Antoine Laporte, 22 ans, étudie au conservatoire. Il a commencé à travailler la pièce il y a deux semaines mais il l’avait déjà lue et jouée au complet en étant jeune, pour le plaisir. Il a vraiment apprécié sa rencontre avec Walter Boudreau : « Avec Walter j’ai senti qu’on pouvait travailler ensemble, aller quelque part, que la communication se faisait ». Il nous explique que ça change vraiment de son travail quotidien : « [avec mon professeur], on essaye d’arriver au plus proche de ce que veut le compositeur, là tu es à la bonne place, avec [le compositeur lui-même]. C’était formidable. »

 

Philippe Prud’Homme, 21 ans, a obtenu sa Maîtrise en musique l’an dernier à l’Université de Montréal et depuis il se consacre uniquement au piano en cours privés. Son objectif : aller jouer aux États-Unis à partir du printemps. Il nous dit de sa rencontre avec Walter Boudreau que « c’était enrichissant. C’est une personnalité très spéciale, j’aime ce genre de personnage. Son fort caractère paraît dans sa musique.».

 

 

Louis-Pierre Thibault, le cadet du concours, a 16 ans et joue depuis l’âge de 4 ans ! Il étudie le piano, l’orgue et la clarinette à l’école de musique Jésus-Marie à Québec.  « Ca ne fait qu’une semaine et demi que je travaille », dit-il. « Même si je ne suis pas sélectionné, c’était le fun ! ».

 

 

Autant dire que ce fut une belle expérience pour ces jeunes musiciens !

Nous les remercions tous très chaleureusement d’être venus participer et encore bravo à Philippe !

Bonne semaine !

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