Archives de Catégorie: Vidéo

Nous avons l’honneur

Bonjour à tous!

Chaque semaine nous faisons des rencontres agréables et toujours intéressantes, mais aujourd’hui, nous avons le grand honneur de vous présenter notre première entrevue avec notre compositeur de l’année, Denis Gougeon. L’occasion se présente alors que la Série hommage arrive à un de ses points culminants avec les concerts « La Chine à l’honneur » de l’Orchestre symphonique de Montréal. Dirigé par Long Yu, l’OSM offrira le privilège d’entendre en première nord-américaine Toy (Music Box)une œuvre pour grand orchestre et flûtes traditionnelles chinoises qui avait valu à Denis Gougeon le Premier prix du Concours international de composition de Shanghai en 2010. Qian Jun et Kai Jin, deux flûtistes chinois avec qui Denis Gougeon était tombé amoureux lors de sa rencontre en Chine et pour qui il avait écrit Toy, seront encore une fois de la partie.

Le programme du concert mettra également à l’honneur Enchantements oubliés, du compositeur chinois Qigang Chen, les Variations sur un thème Rococo, op 33 de Piotr Ilitch Tchaïkovski et la Symphonie no 5, op 47 de Dimitri Chostakovitch.

Pour témoigner notre belle conversation, nous avons enregistré cette vidéo, que nous vous encourageons à regarder avec beaucoup d’attention. Denis Gougeon nous a parlé de son parcours dans le concours de Shangai, de sa belle expérience et de ses motivantes découvertes lors de son voyage en Chine, du processus de création de l’œuvre, de ses souvenirs sur la création de Toy en Chine et de ses attentes quant à la première de la pièce à Montréal. Merci Denis pour ta grande générosité!

Nous vous souhaitons un beau visionnement et nous vous encourageons à assister à cet incontournable de la Série hommage de la SMCQ! Allez-y!

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Pronto… Musica!

Bonjour à tous!

Samedi dernier, nous nous sommes rendus à l’église St. Georges pour assister au premier concert de Pronto Musica Chamber Ensemble, une association à but non lucratif qui se lance sur la scène classique montréalaise. Dirigé par Eli Weinberger et Alexis Hauser, ce nouvel ensemble a pour mission de donner aux jeunes musiciens de Montréal une occasion de se produire professionnellement en concert et de les orienter vers leur carrière d’interprètes.

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Ce premier concert fut produit dans le cadre la Série hommage alors que Lara Deutsch (flûte), Krisjana Thorsteinson (hautbois), Eric Abramovitz (clarinette), Daniel Clark (basson) et Gabriel Trottier (cor) nous interprétaient 4 jeux à 5 de Denis Gougeon, une commande pour le quintette à vent Estria, avec l’aide du CAC.

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Dans le premier mouvement, Jeux de miroirs, c’est vraiment cela, un jeu labyrinthique où la musique circule d’un côté à l’autre de l’ensemble, alors que dans le deuxième, À la manière d’un kaléidoscope, il y a un processus de transformation de la densité sonore, des couleurs et des modulations qui sonnent à une musique rythmique et piquée, en constant dialogue entre la flûte et le basson. Le Lent et lyrique est le moment des solos instrumentaux et le quatrième mouvement, Comme une danse, honore son titre avec une musique très rythmée, rapide et accentuée.

Pour vous monter cette palette de techniques de composition – d’imitation, de miroir, d’inversion, de vitesse – nous vous offrons la vidéo d’un passage de la pièce 4 jeux à 5:

Le programme a été complété avec le Brass Quintet No. 1, op 5 de Victor Ewald et le Souvenir de Florence, op 70 de Piotr Ilitch Tchaïkovski. La semaine prochaine, ce sera au tour de l’ensemble Pentaèdre d’attaquer 4 jeux à 5 de Denis Gougeon!

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« O Mensch » de Dusapin, un classique moderne

Bonjour à tous!

Cette semaine, nous nous permettrons une petite pause dans le suivi de la Série Hommage pour vous parler du concert que le baryton Vincent Ranallo et le pianiste Matthieu Fortin présenteront ce vendredi soir à la Chapelle historique du Bon-Pasteur où ils joueront le magistral cycle de lieder O Mensch du compositeur français Pascal Dusapin sur des textes de Nietzsche. Romantisme français et lyrisme allemand se mêlent dans une pièce qui aborde des thèmes aussi différents que l’humanité, la nuit, la mort, le désespoir, l’amour et le secret, entre d’autres. Cinq jours avant le concert, le soliste Vincent Ranallo nous en parle avec passion!

Vincent Ranallo partage avec nous ces réflexions sur 'O Mensch' avant le concert de vendredi. Photo: Caroline Laberge.

Vincent Ranallo partage avec nous ces réflexions sur ‘O Mensch’ avant le concert de vendredi. Photo: Caroline Laberge.

« O Mensch de Dusapin est une œuvre hybride, car elle combine des éléments de mélodrame (texte déclamé en divers degrés de parlando ponctué par le piano) à de véritables chansons dont le ton varie de l’ironie mordante, au coup de gueule et à la rêverie philosophique en passant par la peinture de quelques passions bien humaines. Afin de rendre cette riche palette, nous devons réunir une approche vocale comparable à celle exigée par le Wozzeck de Berg, à une grande recherche dans la pureté du timbre et de l’intonation pour faire ressortir les profondeurs de l’âme humaine décortiquée par Nietzsche, une technique qui s’apparente au bel canto ancien de Monteverdi, » explique Vincent Ranallo.

Pour le baryton, le duo formé avec le pianiste est, sous cet aspect, « une refonte de la monodie accompagnée d’une basse continue épousant les remous de la dramaturgie imaginée par le compositeur. » « Si la voix représente toujours la présence mystérieuse de l’humanité, le pianiste alterne entre les rôles d’interlocuteur impertinent, d’ombre portée, de décors théâtral et d’accompagnement pur et simple.  La mobilité et le raffinement de cette relation, ainsi que la précision maniaque de la coordination exigée, nous ont incités, Matthieu et moi, à investir un grand nombre d’heures de répétition afin d’arriver à la plus grande aisance possible. »

D’un autre côté, Vincent Ranallo remarque que toutes ces subtilités, surtout rythmiques, ne doivent pas provoquer un sentiment de contrainte, car « il ne faut pas oublier que Dusapin se considère comme un jazzman frustré: le groove et le swing forment une sorte d’ancrage pour l’extraordinaire liberté d’accentuation à laquelle nous sommes conviés comme interprètes. » À son avis, il s’agit « d’une clé permettant de rejoindre plus directement l’auditeur dans son intériorité: la fluidité presque dansante du flot sonore faisant souvent mine de s’arrêter, de se suspendre à des accords puisant dans la mémoire du romantisme et de l’expressionnisme allemand. »  

Le  très moderne langage de Dusapin glisse parfois ainsi vers une fausse impression de modalité, surtout dans la ligne vocale: « Comme plusieurs compositeurs issus de la tradition française, dont Olivier Messiaen, Gilles Tremblay, les spectraux,  il affectionne la contemplation du son développé dans l’espace. Contrairement à eux, cet amour de la résonance ne me semble pas sacralisée: non pas adoration mais rêverie. Son lien de filiation déclaré à Varèse et à Xenakis est tempéré par la sensualité un peu fétichiste de ses harmonies, complexes dans les détails mais relativement stables globalement, caractéristique qui facilite la réception de cette musique dont la simplicité est extrêmement trompeuse. »

En bref, chacun y trouvera son compte dans ce concert, car « Dusapin intègre et assume dans O Mensch toute la complexité de l’histoire d’un genre musical, aux confins de la cantate in stile representativo, du Liederabend, de la scène mélodramatique et de la chanson de cabaret.  Il crée un cycle qui a de bonnes chances de devenir un classique moderne. » 

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Marionnettes, musique, danse… Concerto au sol!

Bonjour à tous!

Cette semaine, nous quittons momentanément la Série hommage pour vous présenter le nouveau spectacle de Félix Boisvert, Concerto au sol, produit par la SMCQ et diffusé au théâtre Aux Écuries. C’est avec beaucoup de curiosité que nous avons rencontré le concepteur en coulisses afin de lever un peu le voile sur cette création mystérieuse aux frontières du théâtre et de la musique.

L'spectacle 'Concerto au sol' de Félix Boisvert sera disponible au théâtre Aux Écuries du 15 au 26 d'octobre.

Le spectacle ‘Concerto au sol’ de Félix Boisvert sera présenté Aux Écuries du 15 au 26 octobre.

« Je cherche ouvrir les oreilles et les perceptions, faire voyager à la fois dans l’espace et dans les sens, mais aussi dans un univers imaginaire, qui est très ouvert. Chaque spectateur peut imaginer sa propre histoire à partir de sa sensibilité, » raconte Félix Boisvert.

Avec marionnette, musique, vidéo et danse, mais sans paroles, « c’est un spectacle qui est à la frontière de ces différentes pratiques. » Concerto au sol, c’est l’escapade d’une main de concertiste partie à la découverte de l’univers à la faveur d’une nuit pleine de lunes. « J’utilise les mains, qui produisent la musique, mais qui sont aussi danseuses. À la fin, la main est un objet très ambigu, un personnage qui est à la fois musique, acteur et danseur, » dit l’artiste multidisciplinaire.

« Je fais une musique pour les oreilles et pour les yeux. L’idée, c’est vraiment d’offrir la musique par le visuel, une proposition pour voir la musique, » raconte le compositeur. « C’est la musique qui dresse le canevas de l’historie et l’imaginaire du public complète. Même si  j’ai décidé de ma propre trame narrative, c’est un spectacle où chacun peut rêver sa propre histoire, » exprime Félix Boisvert.

« Si vous avez le goût de voyager d’une façon très particulière, si vous avez le goût de partir avec la musique, alors venez voir ce spectacle, » invite l’artiste qui ne nous en dit pas plus… Concerto au sol sera présenté du 15 au 26 d’octobre Aux Écuries pour le public à partir de 8 ans. Profitez-en!

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DENIS GOUGEON À l’HONNEUR CETTE ANNÉE

Bonjour à tous!

Déjà fini, notre voyage estival! Mais la rentrée nous apporte de belles surprises et nous sommes très heureux de vous présenter notre compositeur à l’honneur cet année, Denis Gougeon. Aujourd’hui nous vous proposons une petite introduction sur la vie et l’œuvre de ce compositeur québécois et au cours de les semaines suivantes nous vous présenterons les activités jeunesse, l’exposition « Figures » et la grande soirée d’ouverture de la Série hommage, prévue pour le 27 de ce mois.

Le compositeur québécois Denis Gougeon sera notre protagoniste cet année.

Le compositeur québécois Denis Gougeon sera notre protagoniste cette année.

Né en 1951 à Granby (Québec), Denis Gougeon a passé son enfance entre les animaux du zoo de sa ville et les touristes de passage, mais pas particulièrement avec la musique. C’est à quinze ans qu’il tombe amoureux de la musique grâce à une guitare acquise par ses frères et sa sœur. Après un travail autodidacte et un premier concert, il quitte sa ville natale pour étudier à l’École de musique Vincent-d’Indy à Montréal.

Là-bas, il obtient un baccalauréat en guitare et musicologie, mais il trouve aussi l’amour en la jeune soprano Marie-Danielle Parent, avec qui il partagera sa carrière musicale. Après des cours privés en analyse musicale avec le compositeur André Prévost, Denis Gougeon prolongera ses études de composition à l’Université de Montréal jusqu’à l’obtention d’un second baccalauréat et d’une maîtrise avec le compositeur Serge Garant, alors directeur artistique de la SMCQ. C’est en 1980 à New York qu’il compose sa première œuvre marquée d’un langage entièrement personnel, Voix intimes, dédiée à son épouse et sa sœur.

Cette œuvre marquera le début de sa carrière professionnelle, jalonnée de grands succès, commandes et prix: il a été le premier compositeur en résidence à l’Orchestre symphonique de Montréal, il a composé la musique de onze projets du Théâtre UBU, il a écrit pour l’Orchestre symphonique de Québec, la SMCQ, le NEM…, il a été considéré comme le seul compositeur pouvant vivre uniquement de la composition au Québec, avant de devenir professeur titulaire au sein de l’Université de Montréal. À ce jour, son catalogue compte plus de 100 oeuvres (solos, pour orchestre, musique concertante, opéra de chambre, conte musical et ballet symphonique), et continue de grandir pour notre plus grand bonheur.

Pour commencer, nous vous invitons à écouter ce solo de piano, tiré de l’œuvre Six thèmes solaires:

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13ÈME ET DERNIER ARRET DE L’ÉTÉ: KEVIN VOLANS ET SON «SHE WHO SLEEPS WITH A SMALL BLANKET»

Bonjour à tous!

La fin de notre voyage estival dans le monde de la musique contemporaine est arrivé et nous terminons notre périple en Afrique du Sud pour découvrir le compositeur Kevin Volans et son œuvre She who sleeps with a small blanket. Nous profitons aussi de cet extrait pour présenter une pièce pour percussions, une famille d’instruments souvent oubliée.

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Alors que Kevin Volans (Pietermaritzburg, Afrique du Sud, 1972) est diplômé de l’Université Witwatersrand de Johannesburg, il a suivi des études supérieures à Aberdeen et à Cologne, où il a été l’élève et l’assistant de Karlheinz Stockhausen. Après différents travaux, il s’est établi à Dublin où  il a obtenu la nationalité irlandaise.

Volans a écrit She who sleeps with a small blanket en 1985, alors qu’il travaillait comme compositeur indépendant, et la pièce a été jouée pour la première fois en octobre 1985 au Museum Carolino Augusteum de Salzburg par Robyn Schylkowsky. Nous vous invitons à écouter l’œuvre sur cette vidéo, où elle est interpretée par Jeff Stern:

Le compositeur a indiqué que cette œuvre a déjà été considérée, par erreur, comme une pièce de percussion africaine, mais qu’en réalité, « la seule chose ouvertement africaine est le titre », une expression signifiant « celle qui dort toute seule, sans amant ». Volans l’a écrite comme une pièce virtuose aussi bien pour l’interprète que pour lui-même.

Kevin Volans sera présent dans la prochaine Série hommage de la SMCQ avec l’interprétation de son œuvre Cicada. Venez l’écouter!

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11ÈME ARRÊT DE L’ÉTÉ: HANS THOMALLA ET SON «ALBUMBLATT»

Bonjour à tous!

C’est peut-être difficile à croire, mais nous entamons déjà la dernière ligne droite de notre tour d’été sur le blogue. Comme nous n’avons pas encore parlé de nouveaux compositeurs allemands, nous vous présentons aujourd’hui Hans Thomalla (Bonn, 1975) et son œuvre Albumblatt (« L’Album Feuille »).

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Né dans la même ville que Beethoven, Thomalla a étudié à la Hochschule de Francfort et a été conseiller musical et dramaturgique à l’opéra de Stuttgart. Après une résidence à Berlin et un doctorat de composition à l’Université de Stanford en Californie, il s’est installé à Chicago où il est professeur de composition.

Thomalla a déjà expliqué qu’avec sa musique, il « explore ce qui lui apparaît comme une double contrainte inhérente à la musique: elle consiste à la fois d’une réalité acoustique et d’un moyen d’expression culturellement et historiquement déterminé »*.

Albumblatt a été écrit en 2010 et Thomalla l’a dédié au quatuor à cordes Arditti Quartet, qui l’a joué pour la première fois durant l’Internationale Ferienkurse für Neue Musik Darmstadt 2010. Vous pouvez écouter la pièce sur cette vidéo où elle est interprétée par le Spektral Quartet en décembre 2011.

Si le caractère atonal de cette pièce n’est pas contesté, sa spécificité réside dans l’impression que, parfois, le compositeur rejoint la tonalité. Mais s’agit-il seulement d’une sensation momentanée, d’un faux mouvement ou d’un mirage? Qu’en pensez-vous?

* Citation extrait de l’Ircam Centre Pompidou

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10ÈME ARRÊT DE L’ÉTÉ: ANA-MARIA AVRAM ET SON «CHIAROSCURO»

Bonjour à tous!

Nous voilà déjà au mois d’août! Poursuivons notre voyage en Europe de l’Est avec la compositrice, pianiste, musicologue et chef d’orchestre roumaine Ana-Maria Avram (Bucarest, 1961) et son œuvre pour trois violoncelles Chiaroscuro (clair-obscur). Avram a étudié dans son pays natal mais aussi en France où elle a suivi des cours de piano et de musique de chambre.

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Avram a composé pour ensemble et soliste, et sa musique a été jouée à New York, Los Angeles, Boston, Standford, Vienne, Paris, Londres, Alacant, Lisbonne, Moscou, Istanbul… En fait, Chiaroscuro a été présenté pour la première fois en 2012 dans le festival SPECTRUM XXI par l’ensemble Le Centquatre, avec Andrei Kivu, Clotilde Lacroix et Vasile Comsa.

Tout comme Julio Estrada le faisait avec la contrebasse dans Bajo el volcan, Avram explore aussi dans cette pièce toutes les possibilités du violoncelle et elle le porte jusqu’à ses limites. La sonorité traditionnelle de l’instrument, douce et harmonieuse, donne sa place à une sonorité nouvelle, plus inconnue, plus dure, mais aussi intéressante à sa manière. Aimez-vous cette œuvre?

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9ÈME ARRÊT DE L’ÉTÉ: BENET CASABLANCAS ET SON «DOVE OF PEACE: HOMAGE TO PICASSO»

Bonjour à tous!

Cette semaine nous voyageons de nouveau en Catalogne pour parler de Benet Casablancas (Sabadell, 1956) et son œuvre pour clarinette et ensemble Dove of peace: Homage to Picasso. Compositeur, musicologue et pédagogue, Casablancas a étudié à Barcelone et à Vienne où il a travaillé avec Friedrich Cerha. De plus, il est depuis 2002 le directeur académique du Conservatori del Liceu de Barcelone.

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«Découvrir l’œuvre de Picasso a été un des chocs les plus forts de ma jeunesse», explique le compositeur sur cette vidéo. «Au début, j’aimais tout et j’ai trouvé de puissants éléments d’inspiration. Surtout, cela a été une stimulation extraordinaire pour moi et le public, et un dialogue avec d’autres langages artistiques», indique Casablancas.

Casablancas a composé le concerto pour clarinette et ensemble Dove of peace: Homage to Picasso en 2010. Il a été joué pour la première fois en mai de la même année par l’Ensemble 10/10. Les autres disciplines artistiques ont souvent été une source d’inspiration pour les compositeurs; alors retrouvez-vous l’essence de la peinture de Pablo Picasso dans cet hommage de Casablancas?

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8ème arrêt de l’été: Karen Tanaka et son «Crystalline»

Bonjour à tous!

Durant l’été, nous avons déjà eu l’occasion de voyager en Europe, en Amérique du Nord et en Amérique Latine. Il est maintenant temps de faire un saut en Asie avec la compositrice japonaise Karen Tanaka (Tokyo, 1961) et son œuvre Crystalline.

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Après avoir débuté ses études musicales au Japon, Tanaka s’est ensuite installée à Paris où elle a étudié la la composition avec Tristan Murail et travaillé à l’Ircam comme stagiaire. Elle a également étudié à Florence avec Luciano Berio. Tanaka a composé de la musique pour orchestre, ensemble, piano et clavecin, ainsi que pour des instruments solistes et électroniques.

Nous vous proposons d’entendre ici deux parties de sa série pour piano Crystalline, écrite en 1988, en 1995-1996 et en 2000.

La nature et l’environnement ont influencé de nombreuses œuvres de Tanaka, dont Crystalline. Pour nous, cette œuvre explore l’immensité du piano, où la pureté du son et la beauté de chaque note sont autant d’outils pour créer des atmosphères sonores. Profondeur, netteté, intensité et sensualité… Et vous, que ressentez-vous avec ce solo de piano?

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