Ma première fois à l’OSM

Après un an à Montréal, j’ai enfin assisté jeudi dernier à mon premier concert de l’Orchestre symphonique de Montréal, La Chine à l’honneur, qui faisait partie de la Série hommage à Denis Gougeon et de l’événement Spectaculairement Chine produit par la Place des Arts. Pour cette occasion, le directeur musical de l’OSM, Kent Nagano, a cédé le lieu de chef d’orchestre au chinois Long Yu, qui a su tirer le meilleur des musiciens. Le concert a absolument dépassé toutes mes attentes, en partie grâce à sa magnifique direction.

La soirée a débuté avec la première nord-américaine de Toy (Music Box), de Denis Gougeon, œuvre gagnante du Premier prix du Concours international de composition de Shanghai en 2010. Assise non loin de la scène, j’ai compris pourquoi le compositeur était tombé amoureux des flûtistes chinois Qian Jun et Kai Jin: la musique a été composée expressément pour eux et leur interprétation précise et expressive rend justice à l’écriture de Denis, grandit la pièce, même. On a pu constater l’habileté de  Gougeon à agencer ces anciens instruments diatoniques avec l’orchestre symphonique actuel, et les dialogues entre les deux flûtes et les différentes atmosphères sonores créées ont touché le public, qui a démontré sa satisfaction par de longs et chaleureux applaudissements.

Jian Wang pendant le concert avec l'OSM. Photo: SMCQ

Jian Wang pendant le concert avec l’OSM.
Photo: SMCQ

L’interprétation du violoncelliste chinois Jian Wang des Variations sur un thème rococo opus 33 de Piotr Ilitch Tchaïkovski a aussi bouleversé le public de l’OSM. Ces variations, qui sont un hommage du compositeur à son idole Mozart, donnent un rôle d’accompagnement à l’orchestre, qui est réduit, et mettent en valeur le soliste qui, dans ce cas, a vraiment été à la hauteur de la pièce. La virtuosité de Wang et sa qualité technique lui ont permis de relever avec brio tous les défis de cette œuvre qui exige de passer du lyrisme le plus doux à la virtuosité extrême sans oublier une palette d’intensité sonore vraiment énorme.

Après cette première partie si touchante, le concert a poursuivi avec les Enchantements oubliés du compositeur chinois Qigang Chen et la Symphonie no 5 en ré mineur, opus 47 de Dimitri Chostakovitch. Il va sans dire que la qualité et l’interprétation musicale de l’OSM ont été tout aussi exceptionnelles, mais ce serait mentir que de ne pas reconnaître la contribution remarquable des solistes qui ont fait de ce concert une soirée mémorable.

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