LE PUBLIC, PLUS QU’UN AUDITEUR

La semaine dernière nous vous avons présenté l’œuvre Le téléphone bien tempéré, une proposition de Walter Boudreau et Yves Daoust inspirée du premier Prélude et Fugue du Clavier bien tempéré de J.S. Bach. Nous vous avions aussi parlé, il y a quelques mois, du musicolateur, un nouvel instrument qui permet de faire des modulations sonores à partir de sons préenregistrés.

Et bien, pendant la soirée bénéfice de la Société de musique contemporaine de Québec de jeudi dernier, nous avons eu l’occasion d’écouter les deux phénomènes et j’aimerais partager avec vous quelques réflexions sur l’importance de l’écoute active et l’interaction du public avec la musique, particulièrement en musique contemporaine.

La participation du public n’est pas seulement une manière d’attirer les gens vers la musique contemporaine, mais aussi une manière de développer l’imagination et la créativité de ces gens, même s’ils ne sont pas musiciens. C’est le cas du musicolateur. Jeunes et vieux, expérimentés et novices, tous ont pu faire de la musique, leur propre musique. De plus, avec le musicolateur  ils ont eu l’expérience de partager leur musique avec d’autres personnes parce que c’est un instrument conçu surtout pour jouer en groupe.

Le musicolateur a une nouvelle version pour l'iPad.

Le musicolateur a une nouvelle version pour iPad.

La nouveauté de la soirée a été la version pour iPad du musicolateur, un pas en avant dans l’évolution de cet instrument innovateur. Le créateur du musicolateur, le compositeur québécois Yves Daoust, a dirigé huit étudiants de cinquième année qui ont montré la grandeur et les possibilités infinies de l’instrument.

Le téléphone bien tempéré, pièce de résistance de la soirée, faisait aussi participer le public, accompagné de son cellulaire comme nouveau sujet sonore.

Le public fait partie de l'œuvre Le téléphone bien tempéré pendant le soirée bénéfice de la SMCQ.

Le public fait partie de l’œuvre Le téléphone bien tempéré pendant le soirée bénéfice de la SMCQ.

Ici, le son électronique du cellulaire est aussi important que son silence. Les deux créateurs ont composé cette pièce  grâce à l’intervention de la sonnerie moderne, mais aussi grâce à l’existence de l’œuvre de Bach, qui est également importante. C’est pour cette raison qu’écouter activement et suivre les indications du chef d’orchestre sont des actions vitales. Il faut que le cellulaire sonne, mais il faut aussi que Bach sonne. C’est pour ça que l’œuvre marche si bien.

Ainsi, la musique a besoin du public, et le public devient plus qu’un auditeur.

[Les écoles sont invitées à faire des ateliers avec le musicolateur.]

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