Deux témoignages sur Maryvonne Kendergi

Deux personnes ayant connu Maryvonne Kendergi ont partagé les témoignages suivants avec nous sur ce blogue. Ils offrent un hommage très personnel à la grande dame, manifeste de la portée de son action et de sa personnalité inspirantes. Merci pour ces collaborations.

Jean Pasquero, professeur à l’UQAM et membre du Conseil d’administration de la SMCQ nous écrit:

« En apprenant la triste nouvelle de son décès, il m’est revenu aussitôt quelques petits contacts personnels avec Maryvonne Kendergi, la femme tout autant que le personnage. Par exemple sa voix, qui avait tant parlé de musique contemporaine, et que l’on reconnaissait tout de suite, pas seulement par le timbre, mais encore plus par sa vitalité; ou mon étonnement, au détour d’une vieille photo, de découvrir qu’elle aussi avait été jeune et coquette, tant elle paraissait ancrée au cœur de notre monde musical depuis toujours; ou cette inépuisable éloquence, cette inébranlable conviction, pour mettre en valeur l’incomparable éclat qu’elle trouvait dans la musique de son temps; ou encore cette petite anecdote, il y a quelques années lors d’une rencontre avec une amie commune quelque part dans les cantons de l’Est, qui me valut cette profession de foi : « Ah non, vous savez, il faudrait qu’il s’agisse d’une exécution vraiment exceptionnelle, et encore, pour que j’aille à un concert de musique classique. La seule chose qui m’intéresse maintenant, c’est la musique de création, alors là oui, c’est autre chose. Mais la musique classique, le baroque en particulier, c’est un peu toujours pareil. Vous voyez, j’ai aimé ça dans ma jeunesse, mais ça ne m’intéresse plus, plus du tout ». Je lui avais juste demandé si elle projetait de se rendre au concert du soir au Centre d’arts Orford tout près. L’âge l’avait rattrapée, elle se déplaçait difficilement, mais sa voix traduisait toujours le même vigoureux enthousiasme, la même ouverture sur l’avenir, la même foi en la jeunesse qui composait, la même fascination pour ce qui avançait, dissolvait les conformismes et prenait d’assaut les barricades. C’était assurément une « grand-mère » peu ordinaire. »

Claude Coulombe nous écrit:

« C’est avec tristesse que j’apprends le décès de Mme Maryvonne Kendergi.

Comme beaucoup de Québécois, c’est à travers sa voix à l’accent franco-arménien si typique et ses choix musicaux éclectiques que j’ai été initié à la musique contemporaine. D’abord curieux, à force de l’écouter, Maryvonne a fini par me communiquer sa passion pour cette étrange mais combien belle musique. Elle m’a aussi fait découvrir et apprécier les compositeurs et musiciens d’ici.

Réjouissons nous que sa vie fut bien remplie et qu’elle nous laisse un héritage important dans la SMCQ, son enseignement, et dans l’amour de la musique qu’elle a su communiquer.

Elle continuera à vivre dans nos mémoires. »

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